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Meet the Team : Arnaud

Mathieu Bonte

Auteur

Mathieu Bonte

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Date

May 4, 2021

Prendre le temps, ne serait-ce qu’une bonne heure, pour mettre les projets on-hold et plonger dans la vie d’Arnaud Buffet, cofondateur de l’agence, était une expérience particulièrement éclairante. Plongez dans son histoire et son univers pour mieux comprendre l’ours créatif qui se cache derrière lui ! 🙂

 

Life before absolute

Eh oui, malgré les apparences, la vie d’Arnaud existait avant celle d’Absolute ! Déjà adolescent, Arnaud a vécu ses premiers amours avec le dessin, l’esthétique des belles choses, le rapport à la nature, la passion pour l’automobile et le basketball. Autant d’affinités bouillonnantes qu’il retranscrivait sur des carnets volants, comme pour leur donner vie et leur faire honneur.

Mais les années passaient, et il était grand temps de donner une orientation professionnelle à sa vie, de « faire carrière » comme le disent les autres.

« Ne sachant pas du tout quoi faire à ce moment de ma vie, je suis allé tête baissée en faculté de droit. J’ai rapidement pris le mur en pleine face, tellement les cours étaient théoriques et pas du tout faits pour moi ».

 

Journalisme, journalisme, dis moi si je suis fait pour toi

« Ahh, le journalisme. Il est vrai, en marquant un peu la pause, que le journalisme a toujours tournoyé autour de moi, de près ou de loin. C’est une attirance inconditionnelle, parfois très abstraite, parfois très concrète »

Vous comprendrez davantage en lisant la suite de l’article, mais le « mot », le « verbe », la « lettre » ont une résonance toute particulière pour Arnaud, et ce depuis son plus jeune âge.

« J’ai eu la grande chance d’avoir des parents compréhensifs, qui croyaient en moi, même quand moi je ne croyais pas en moi et que je ne savais pas quelles décisions prendre. C’est un vrai cadeau. Ils étaient eux-mêmes entrepreneurs et j’ai baigné toute ma vie dans ce mindset, avec ses avantages et aussi ses limites. J’ai même eu l’occasion de reprendre l’affaire familiale, mais à 18 ans, je n’étais pas encore prêt à cela et avais plutôt envie de faire mon propre chemin ».

 

Direction Saint-Luc

Après quelques tentatives plus ou moins hasardeuses, Arnaud a décidé de faire un 180° et de tenter sa chance à Saint-Luc, Bruxelles. Ce fût le « love at first sight », comme le chantait Kylie Minogue à peu près à la même époque ! AHAHAHA

« Le contenu des cours, l’approche pédagogique, l’esprit qui régnait dans cette école m’ont rapidement fait comprendre que j’étais enfin au bon endroit, que j’y avais ma place de manière légitime et que je pouvais enfin ‘passer les vitesses’ avec fluidité et croyance dans ce que je faisais. La révélation ! »

Arnaud s’est spécialisé dans le domaine de la publicité, toujours et encore car le journalisme planait autour de lui et il lui a semblé intéressant de passer par la compréhension du monde de la publicité pour développer son expertise de la communication au sens large du terme. 

 

Nuit blanche, quand tu me tiens

« S’en suivirent quelques stages en agences de publicité, qui renforcèrent ma ferme envie de me diriger vers la communication plutôt que la publicité. Pendant environ deux ans, j’ai travaillé pour une agence pour laquelle je me suis transformé en véritable machine à créer des magazines… pas moins de 9 magazines par mois voyaient le jour à cette époque ! J’y ai développé une expertise en termes de mise en page, de design, de graphisme et de mise en valeur du « mot » en un temps plutôt record, au vu du rythme frénétique de travail. J’y ai, de plus, aiguisé une véritable méthodologie de travail, sans laquelle je n’aurais pu tenir mes engagements et challenges. Cette expérience m’a permis de comprendre que j’avais clairement envie de m’investir et de mettre mon énergie et ma compétence au service de la qualité plutôt qu’au service de la quantité ! » 

« Je me rappelle encore de ces nuits blanches passées à l’agence pour éponger la masse de travail et surtout pour respecter les délais envers les imprimeurs! » 

 

Quarkxpress, une anthologie 

Arnaud a ensuite changé d’écurie et a travaillé chez ESN pendant 2 années consécutives. Il a pu profiter d’une très chouette expérience professionnelle et humaine, tout en s’immisçant dans le monde des institutions européennes et toute une série d’organisations institutionnelles qui s’en approchent.

A l’époque, pas question d’Adobe In Design, Quarkxpress était encore la seule et unique référence en termes de mise en page !

« C’était une vraie chance d’avoir pu toucher ces éléments de manière physique, car aujourd’hui tout est devenu complètement numérique, et on perd ce rapport concret à notre création ». En effet, on travaillait encore à l’époque avec des films plastiques pour contrôler les rendus de mise en page et de couleur. Un artisanat qui, j’avoue, me manque un peu encore aujourd’hui ».

 

Le magazine n’est plus un hasard, il coule dans mes veines

Arnaud poursuit son parcours avec une troisième expérience en tant que « metteur au net » chez McCann (anciennement McCann Erickson). Boulot hautement technique et (trop) peu créatif. Un nouveau monde, encore plus cliché de l’agence de publicité comme à l’époque. Des hyper-cré-actifs en trottinette dans les bureaux, gros casques de DJ vissés sur les oreilles, le grand délire ! 

 

Le bébé Absolute

Faisons court, mais l’explication en vaut la chandelle. Hélène, sa femme, sa collègue, aussi co-fondatrice de l’agence, travaillait à l’époque en tant que freelance et elle a obtenu un contrat avec Touring pour leur magazine TouringExplorer. 

« L’opportunité était ainsi là devant moi, celle de fonder l’agence Absolute Agency et ainsi mettre à profit mes expériences et expertises développées ces dernières années, pendant de longues journées et longues nuits blanches. Créer notre propre agence n’était pas une finalité en soi, mais l’opportunité s’est présentée et il n’a pas fallu y réfléchir à deux fois : j’avais l’intention de travailler pour nous-même, désormais, et de développer une entreprise ‘on our own’ plutôt que de bosser pour les autres. C’est d’ailleurs la période pendant laquelle j’ai géré le magazine avec le plus gros tirage de toute la Belgique, c’était exaltant ! » 

 

Proud to be proud ?

Quand j’ai posé la question à Arnaud à propos d’un projet qui sort du lot et dont il est particulièrement fier, il marqua la pause car, faire le tri dans une quinzaine d’années de projets n’est certainement pas une mince affaire !

« S’il y a un projet dont j’estime être fier, c’est le livre EPCA que nous avons réalisé il y a quelques années. A nouveau, mes amours pour le journalisme, la mise en page, le graphisme et la photographie ont fait que ce livre a été pour moi un très bel accomplissement. Le ‘print’ reste pour moi quelque chose de sacré, même si je suis aussi un fervent ‘digital user’ dans la vie. Mais un livre…il s’ouvre, il se pose, il a une odeur, un toucher, un format, et on peut l’abandonner quelque part chez soi pour ensuite le retrouver et le re-découvrir ». 

Arnaud nous rappelle qu’un livre est aussi, dans une certaine mesure, la continuité d’un magazine : il se pose, se reprend, se partage, se touche… sauf que le livre n’a pas de périodicité comme peut l’avoir un magazine. Il est intemporel.

«  Rendre le contenu plus attrayant, le mettre en avant et lui faire honneur, plutôt que de simplement faire du « beau design » autour des textes. C’est devenu mon crédo. »

«  Mais de manière plus globale, ayant vécu toute ma jeunesse avec un papa très occupé à développer son affaire, et donc peu présent à la maison, peut être que ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir réussi, tant bien que mal, à créer un équilibre entre ma vie professionnelle, ma vie de couple et ma vie de famille, et d’avoir pu partager du temps avec mes enfants tous les matins et tous les soirs. Je ne dirais pas que c’est parfait, loin de là, mais j’ai toujours œuvré pour que cet équilibre soit présent, même dans des périodes où mes journées de travail étaient….tant diurnes que nocturnes! »

« On apprend énormément de nos clients ! C’est grâce à eux qu’une agence de communication comme la nôtre peut évoluer, déployer ses compétences et faire bénéficier les autres de son expérience ».

 

I have a dream, I still have a dream

« Oui, je l’admets et j’en prends encore plus conscience en en parlant aujourd’hui, mais le temps est passé à la vitesse de la lumière. Cette quinzaine d’années s’est déroulée de manière frénétique, et j’avoue que je n’ai pris que peu de temps pour penser à moi, à mes rêves, à mes envies profondes, parfois enfouies sous mes rôles de fondateur de l’agence, de mari, de père… Sans trop « processer cérébralement parlant », je dirais que je ressens une sincère envie de goûter aux grands espaces, à dame Nature, de ressentir ce retour aux sources, de me reconnecter aux éléments naturels qui font clairement partie de mon enfance. Avec, bien sûr, un appareil photo ou un drône jamais loin de moi, pour continuer de nourrir mon œil créatif, mon amour de l’esthétisme, l’œil et la perception… »

 

The Creative Bear

« Haha, on est dans de la « cuisine interne », là ! Mais je profite de l’occasion pour la partager avec nos lecteurs. Oui, je me décris parfois comme un ours dans sa caverne, qui a ses petites habitudes, son propre système de fonctionnement, ses rites et coutumes ! Il est vrai que j’aime me retrouver, seul ou avec mes collègues, autour de mon double écran, et de plonger sans limite dans un projet de mise en page, et de ne plus compter mes heures tellement je me sens en symbiose avec le projet en soi. Un peu comme un peintre devant sa toile qui trouve son inspiration et qui en finit par oublier de manger, boire, dormir ! Il est parfois difficile, voire impossible, de me dévisser de mon poste de travail dans ces cas là 🙂

Human after all

A ce stade, je profite de l’occasion pour souligner l’importance des rapports humains que cette aventure Absolutienne m’a apporté. Les collègues de l’agence, les anciens, la nouvelle vague, les partenaires de confiance, les clients. Plus j’avance dans la vie, plus je ressens les bienfaits de toutes ces relations, même dans des moments plus complexes, comme cela arrive dans la vie « normale » et non dans l’utopie ! Je continue et continuerai probablement jusqu’à la fin de ma vie de « croire en l’humain », en ses capacités à nourrir le monde de moments précieux, simples et magiques.

 

Auteur : Mathieu Bonte

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